Le Droit n’est pas une science unitaire. La grande diversité et la complexité des situations qu’il peut être amené à régir l’ont inéluctablement conduit à se spécialiser afin qu’il puisse au mieux remplir sa mission. Ce mouvement de spécialisation du Droit ne constitue pas une nouveauté mais force est de constater qu’il s’est amplifié au cours du XX ème siècle avec l’apparition notamment du Droit de la consommation, du Droit de la concurrence, du Droit des nouvelles technologies ou encore du Droit de l’environnement.
Le
Droit se divise ainsi en de multiples branches dont les ramifications ne
cessent de se développer. Elles peuvent toutefois être regroupées au sein d’une
distinction binaire très classique et ancienne, entre le Droit privé et le
Droit public. A Rome déjà, qui était attachée à la protection tant de la chose
publique qu’aux individus, on différenciait deux grandes catégories juridiques
de règles : tandis que dans la première, on y intégrait les dispositions ayant
un rapport avec les intérêts publics, on rassemblait dans la seconde toutes les
règles mettant en cause des intérêts d’ordre privé. L’opposition entre le Droit
privé et le Droit public était alors sous-jacente. Cette dichotomie entre le
secteur public et le secteur privé au sein du Droit devait toutefois s’atténuer
tout au long du Moyen-âge, cette période se caractérisant politiquement et donc
juridiquement par une confusion entre les intérêts publics et privés. C’est
après la Révolution
que la distinction entre le Droit public et le Droit privé devait à nouveau
s’affirmer. Mais il faut bien prendre conscience qu’il s’agit d’une
classification des branches du Droit relative, d’ailleurs ignorée par certains
systèmes juridiques contemporains. Ainsi, dans le système juridique
anglo-saxon, ce n’est pas l’opposition entre le Droit public et le Droit privé
mais celle entre le Droit des personnes et le Droit des choses qui est retenue.
Le
Droit privé serait constitué par l’ensemble des règles juridiques qui
gouvernent les relations entre personnes privées. Pour sa part, le Droit public
correspondrait à l’ensemble des dispositions réglementant d’une part la
constitution, le fonctionnement et l’organisation des institutions publiques et
d’autre part les rapports entre la puissance publique et les particuliers.
Au
delà des définitions, deux critères de distinction entre le Droit privé et le
Droit public ont pu être proposés :
- Le premier est fondé sur les intérêts concernés : le
Droit public ferait prévaloir l’intérêt de l’Etat tandis que le Droit
privé se préoccuperait des intérêts particuliers.
- Le second serait fondé sur les sujets
concernés : tandis que le Droit public serait le Droit applicable aux
institutions et aux personnes publiques et régirait les relations de ces
dernières avec les personnes privées.
Discontinue
dans l’histoire du Droit français, méconnue par certains systèmes juridiques et
même aujourd’hui contestée dans notre propre ordre juridique, la distinction
entre le Droit public et le Droit privé a toutefois le mérite appréciable de
permettre une présentation didactique et pratique du Droit.
A
l’origine, le Droit privé s’identifiait totalement au Droit civil (terminologie
qui trouve sa source à l’époque romaine, où l’on faisait référence au Droit des
citoyens, le jus civile) qui avait vocation à gouverner l’ensemble des
relations entre personnes privées sans aucune limitation. Le phénomène de
spécialisation du Droit au cours des siècles et que l’on a pu être décrire a
conduit à une diversification et à une spécialisation au sein même du Droit
privé. Le Droit privé est ainsi constitué d’une multitude de disciplines dont
la principale reste toutefois le Droit civil.
I – 1
LE DROIT CIVIL
Il se
définit comme l’ensemble des règles de Droit privé normalement applicables. Il
constitute le Droit commun par rapport aux règles correspondant à des milieux
spéciaux et qui sont constituées en discipline propres (Droit commercial, Droit
rural, Droit social…) » (définition du Lexique des termes juridiques). Il
comprend l’étude du Droit des personnes (état et capacité), du Droit des biens
(propriété et Droits réels principaux), du Droit de la famille (couples et
enfants) du Droit des obligations, du Droit des contrats spéciaux, du Droit des
régimes matrimoniaux, du Droit des successions, du Droit des libéralités et du
Droit des sûretés. Pour étudier ces différents matières, l’instrument de base
est le code civil, promulgué en 1804.
I – 2 LE
DROIT DES AFFAIRES
Discipline
du Droit privé, le Droit des affaires s’est progressivement distingué du Droit
civil lorsqu’ont été codifiées les règles relatives au commerce de terre par
ordonnance de 1673 et celles relatives au commerce de mer par une ordonnance de
1681. La séparation se confirmera sous l’Empire où Napoléon fera rédiger un
code de commerce en 1807.
Le Droit des affaires est
une branche du Droit privé englobant la réglementation des différentes
composantes de la vie des affaires. Il réglemente l’activité des commerçants et
industriels dans l’exercice de leur activité professionnelle. Il est lui même
composé de plusieurs branches.
- Le Droit des sociétés : ensemble
des règles régissant les conditions de formation des sociétés et leur mode
de fonctionnement.
- Le Droit de la concurrence :
il englobe l’ensemble des règles juridiques régissant les rapports entre
agents économiques dans leurs activités de recherche et de conservation
d’une clientèle. Il interdit les pratiques anticoncurrentielles (ententes,
abus de position dominante) et la concurrence déloyale.
- Le Droit des procédures collectives :
ensemble des règles de Droit applicables aux entreprises en difficultés et
en vertu desquelles le règlement des dettes et la liquidation des biens
des débiteurs ne relèvent plus de l’initiative individuelle de chaque
créancier mais sont au contraire organisés de manière à ce que tous les
créanciers puissent faire valoir leurs Droits (procédures de redressement
ou de liquidation judiciaires).
- Le Droit bancaire : ensemble
des règles applicables aux opérations de banque et aux personnes qui les
accomplissent à titre professionnel.
- Le Droit cambiaire : il est
constitué par l’ensemble des règles applicables aux effets de commerce
(lettre de change, billet à ordre, chèque) et qui présentent de nombreuses
spécificités au regard du Droit des obligations (Droit civil).
- Le Droit de la propriété intellectuelle :
il s’agit d’une part de la propriété littéraire et artistique dont l’objet
est de déterminer et réglementer les Droits reconnus aux auteurs sur leurs
œuvres et d’autre part la propriété industrielle qui comprend l’ensemble
des dispositions régissant les situations de monopole d’exploitation
(Droit des brevets d’invention) et à la protection des signes distinctifs
(marques, nom commercial). Le siège de la matière se situe dans le code de
la propriété intellectuelle.
I – 3 DROIT RURAL
Il est
constitué par l’ensemble des règles régissant la propriété agricole (transfert
de propriété, convention entre propriétaires et locataires, statuts des
exploitants agricoles), aménagement et équipement de l’espace rural, protection
de la nature, baux ruraux. Elles sont intégrées dans le code rural.
I – 4
DROIT SOCIAL
Il se divise en deux branches.
- Le Droit du travail : ensemble
des règles de Droit ayant pour objet de régir les relations individuelles
de travail (entre l’employeur et les salariés) et les relations
collectives de travail (entre les employeurs, les syndicats, les
représentants du personnel)
- Le Droit de la sécurité sociale :
ensemble des règles qui organisent la protection des individus contre les
risques sociaux (maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès,
accident du travail, maladie professionnelle). La matière est régie par le
code de la sécurité sociale.
I – 5
DROIT JUDICIAIRE PRIVE
Il
regroupe la procédure civile, l’organisation judiciaire et les voies
d’exécution. Cette discipline réglemente d’une part le déroulement procédural
des instances civiles, d’autre part l’organisation et la compétence des
différentes juridictions civiles de l’ordre judiciaire (notamment Cour de
cassation, Cour d'appel, tribunal de grande instance, tribunal d’instance,
conseil des prud'hommes,...) et enfin les voies de Droit permettant d’assurer
l’exécution d’un jugement civil. Le siège de la matière du Droit judiciaire
privé se trouve dans le code de procédure civile, le nouveau code de procédure
civile et le code de l’organisation judiciaire.
I – 5
DROIT PENAL
Le Droit pénal, entendu
au sens large, correspond à la branche du Droit dont l’objet est d’étudier et
d’apporter une réponse au phénomène criminel révélé par des agissements de
nature à créer un trouble pour la société. Il se divise lui même en différentes
matières :
- Le Droit pénal général : il est
constitué par l’ensemble des règles permettant de fixer les modes généraux
d’incrimination des comportements anti-sociaux et les sanctions qui leurs
sont applicables.
- Le Droit pénal spécial : Son objet
est d’étudier chacunes des diverses infractions prévues par le législateur
(ex : l’homicide volontaire, le vol…)
- La procédure pénale : elle est
constituée par l’ensemble des règles organisant le déroulement du procès
pénal (de la phase policière au jugement). C’est elle, par exemple, qui
réglemente le déroulement des gardes à vue ou les conditions de la mise en
examen
- La pénologie : cette
matière a pour objet l’étude des sanctions encourues au titre de la
responsabilité pénale, de leur mode d’exécution et d’extinction.
- La criminologie : elle
permet l’étude du phénomène criminel dans sa réalité sociale et
individuelle (étude des causes et des conséquences de la criminalité).
I - 6 DROIT INTERNATIONAL PRIVE
Il s’agit d’une branche du Droit dont la finalité est de
résoudre, dans le cadre d’un litige comportant un élément qui lui donne une
dimension internationale (nationalité étrangère de l’une des parties aux
conflits, litige portant sur un bien situé à l’étranger…), les problèmes de
conflit de juridictions ou de conflits de lois qui peuvent survenir. Il
comprend également l’étude du Droit de la nationalité et l’étude de la
condition des étrangers.
A
l’inverse du Droit privé où le Droit civil constitue la branche centrale, il
n’existe pas en Droit public de discipline qui constituerait le « Droit public
commun ». Mais le Droit public se subdivise, comme le Droit privé en plusieurs
branches.
II –
1 DROIT CONSTITUTIONNEL
Il
correspond à la branche du Droit public dont l’objet est d’organiser le mode de
fonctionnement de l’Etat et de l’ensemble des institutions publiques à
caractère politique. Il organise également les relations que ces institutions
peuvent entretenir entre elles. C’est le Droit constitutionnel qui permet de
déterminer la nature du régime politique d’un Etat (régime parlementaire,
présidentiel, semi-présidentiel).
II –
2 DROIT ADMINISTRATIF
Le
Droit administratif est la branche du Droit public dont l’objet principal est
de régir les rapports que les autorités administratives (Etat, régions,
départements et communes) entretiennent avec les particuliers. Il est constitué
par l’ensemble des règles qui s’appliquent à l’administration dans l’exercice
de ses missions de service public.
II –
3 FINANCES PUBLIQUES
Il
s’agit de la branche du Droit qui détermine les modes d’utilisation de
l’ensemble des ressources de l’Etat et des collectivités locales.
II –
4 DROIT FISCAL
Il
s’agit de la branche du Droit public qui réglemente toutes les questions
juridiques liées aux impôts : détermination de l’assiette, du montant et des
modes de recouvrement des divers impôts ou taxes de toutes sortes.
II –
5 DROIT INTERNATIONAL PUBLIC
Il
s'agit de la branche du Droit qui étudie les rapports entre les Etats et les
organisations internationales. Elle inclut notamment le Droit des traités
Le
caractère dominant du Droit public est qu’il ne place pas sur un pied d’égalité
l’Administration et les particuliers. La première dispose de prérogatives
supérieures aux seconds. Il s’agit là d’une différence fondamentale avec le
Droit privé.
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